vendredi 17 août 2012

BCE est il un Bourguibiste ou le Chouchou de Wassila et des Ben Ammar: La vérité de BCE à travers l’histoire

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Après sa nomination, après ses beaux discours, après ses actions qui n’ont rien a voir avec ses discours, après ses pas vers le développement d’un culte de personnalité, moi, jeune tunisien, passionné d’histoire et de politique, j’ai fait des petites recherches, armé de Google, et de beaucoup de patience et j’aimerais bien partager av...ec vous, le résultat – partiel – de ces recherches, car dans la Tunisie de “Si” Beji, toutes les vérités ne sont pas bonnes a dire.. mais Google est toujours la pour les plus curieux Les recherches ont été orientés par l’affirmation de Mr Beji Kaid Sebsi que Ben Ali sera jugé pour haute trahison et devra rendre compte des tortures dont il est responsable et les multiples “coïncidences” dont a bénéficié Nesma TV. Bonne lecture a Tous
Dans le livre de Gilbert Naccache, Qu’as tu fait de ta jeunesse (qui est en vente libre a Tunis même sous l’ère Ben Ali), page 97, l’auteur parle de la répression de 1968 on lit :

Beji-sebssi

“c’est donc une répression, une répression générale contre tout ce qui bouge dans la jeunesse, d’une ampleur et surtout d’une férocité que nous n’avions pas imaginées. Il y eut plusieurs centaines d’interpellations, plus de deux cents arrestations, des interrogatoires de personnes qui n’avaient que des liens de parenté, d’amitié ou seulement de proximité avec les militants organisés.

Pendant des semaines, les policiers allaient et venaient, entraient dans les maisons, posant des question, fouillant, terrorisant les familles. Les jeunes organisés dans les différentes structures contestatrices, le GEST, le Baath ou le PC furent systématiquement torturés : ce fut pour nous une brusque confrontation avec les aspects les plus bestiaux de la police, la vue du visage caché du régime et, avec la rencontre des suspects de droit commun des geôles, la découverte de la banalisation de ces pratiques barbares.

Ce qui frappe d’abord, c’est la facilité avec laquelle on peut enlever des êtres humains, leur appliquer les pires sévices, les enfermer comme des animaux, sans qu’il se produise rien…“

Même si le passage décrit la répression de 1968, il s’applique parfaitement a l’ère de Ben Ali, surtout pendant les années noirs, les années de répression des Islamistes. Donc tout compte fait, Ben Ali n’a rien inventé, tout était la depuis le début, il a juste utilisé l’héritage, les inventions, les méthodes instaurés par le Ministre de l’intérieur de ces années, les années de répression sauvages , de torture des gauchistes.
jetons un coup d’œil a ces listes :
Ministres d’intérieurs :
• Avril 1956 – 1965 : Taieb Mhiri
• Juin 1965 – Septembre 1969 : Beji Kaied Sebsi
• Septembre 1969 – Juin 1970 : Hedi Khfach
• Juin 1970 – Septembre 1971 : Ahmed Mestiri
• Septembre 1971 – Octobre 1971 : Hedi Nouira
• Octobre 1971 – Mars 1973 : Hedi Khfach
• Mars 1973 – Décembre 1977 : Taher Belkhouja
• 22 Décembre 1977 – 25 Décembre 1977 (48 heures) : Abdallah Farhat
• Décembre 1977 – Novembre 1979 : Dhaoui Hnableya
• Novembre 1979 – Mars 1980 : Othman Kechrid
• Mars 1980 – janvier 1984 : Edriss Guiga
• Janvier 1984 – Avril 1986 : Mohamed Mzali
• Avril 1986 : Zine Abidine Ben Ali
Directeurs de sûreté :
• 1956 : Ismail Zouiten
• 1957-1963 : Idriss Guiga
• 1963 – 1965 : Beji Kaid Sebssi
• 1965 – 1967 : Foued Mbazaa
• 1967 – 1968 : Taher Belkhoudja
• 1968 – 1969 : Hssan Babou
• 1969 – 1970 : Monji Kaali
• 1970 – 1971 : Zakareya Mostapha
• 1971 – 1973 : Hedi Cherif
• 1973 – 1977 : Abd EL Majid Bousslema
• 1977 – 1980 : Zine El Abidine ben Ali
• 1980 – 1984 : Abd El Majid Skhiri
• 1984 – 1986 : Zine Abindine Ben Ali
Donc, en 1968 , lors de cette répression, lors de la mise en place de ces méthodes qui ont traversé les décennies : le ministre d’intérieur était bel et bien : Mr Beji Kaied Sebsi… oui, l’actuel premier ministre, oui c’est dans le sous sol et le quatrième étage de son ministère, pas très loin de son bureau, étaient torturés les gauchistes, et de son bureau que sortaient les ordres, étaient conçus les méthodes que ZABA ne fera qu’appliquer par la suite.
une autre “remarque” a tirer de ces listes, Fouad Mbazaa était directeur de sureté, quand beji Kaid Sebssi était ministre de l’intérieur.
Nommer son ancien patron comme premier ministre sera t il une manière de jetter une fleur a un ami de longue date, et un renvoie d’ascenseur en guise de remerciement pour un ancien service ? peut être..
continuons avec un autre témoignage.
Dans le Journal Chourouk, Paru le 26-08-2008, Mohamed Babou, directeur de la sureté sous Beji Kaied Sebssi, pendant les émeutes de Ouardanine, émeutes durant lesquelles on a tiré sur les manifestants et y’a eu plusieurs dizaines de morts, et qui ressemblent a ce qui s’est passé a Sidi Bouzid et Thala pendant la révolte du jasmin donne sa version des faits.

Mr Babou, accuse clairement Mr Beji Kaid Sebssi d'avoir donné l'ordre de tirer.

Donc tout compte fait, Ben Ali n’a fait qu’utiliser l’héritage , les méthodes, les outils de Mr Béji Kaid Sebssi a confectionné et a déjà prouvé l’utilité pour tuer nos martyrs a Thala et SidiBouzid.
continuons…
En 2002 Béji Kaid Sebssi a réalisé un entretien avec Michel Camau et Vincent Geisser.( Ouvrage : Bourguiba la trace et l’héritage »)
A la page 597, en réponse à une question portant sur les conditions de détention terribles à la prison de Borj Erroumi , Béji Kaid Sebssi a déclaré :

« Les conditions étaient difficiles parce que Borj Er Roumi était une ancienne prison française, celle de la Légion étrangère. Personnellement, je ne l’ai visitée qu’après. J’ai vu que c’étaient des caves humides. Mais auparavant, je ne le savais pas ».

Une petite recherche nous mène a l’article de Noura Borsali : « Le complot de décembre 1962 : Fallait-il les tuer ?” ( Noura Borsali, 26-12-2002- Noura Borsali- Réalités- Hebdomadaire tunisien,repris dans son ouvrage : Bourguiba à l’épreuve de la démocratie » ) on peut lire les témoignages d’un prisonnier à Borj Erroumi, Temime H’maidi Tounsi :

” Ils ont reçu la visite de quelques personnalités politiques comme Taïeb Mhiri, Béji Caïd Essebsi , Mohamed Farhat, Hédi Baccouche, Tahar Belkhodja, Fouad Mbazaa, le gouverneur de Bizerte… “ Après la visite de Taïeb Mhiri, le système est devenu plus dur. “

Momie

Donc même en visite dans la tristement célèbre prison, et en rencontrant les prisonniers, Mr Sebsi ne savait pas les conditions de détentions et les tortures? heureusement que l’article détaille ces pratiques, que je partage avec vous :

” Les autres condamnés ont été amenés, le 2 février, au bagne ottoman de Porto Farina, au dépôt de munitions du temps des Turcs où enchaînés aux pieds, ils ont passé sept ans dans des conditions très dures et sans aucune nouvelle de leurs familles. Ils ont été conduits ensuite à la prison Borj Erroumi de Bizerte où ils ont vécu dans des damous ,sorte de dépôt de munitions du temps des Français à 37 marches (à environ 15 m) de profondeur. Les murs, selon les témoignages recueillis, suintaient continuellement : 3 à 4 litres par jour si bien que “ nous grelottions hiver comme été à cause de l’humidité. Quant au soleil ou aux rais de lumière, nous n’y avons eu droit qu’après nos sept années passées à Porto Farina et notre transfert à Bizerte. Pendant plus de sept ans, nous avons vécu dans l’obscurité de jour comme de nuit “

source : article de Noura Borsali cité précédemment.
Pratiques et conditions inhumaines et largement connus sous ZABA? peut être, mais il est de plus en plus clair que ZABA n’a rien inventé, il a juste marché sur les pas de “SI” Beji.
Continuons…
A la page 598 (Entretien Béji Caid Essebsi) , à propos du complot de 1962, Béji Kaid Sebssi affirme:

« Pour celle du complot de décembre 1962, j’étais en fonctions puisque, comme je l’ai déjà dit, j’ai été nommé directeur de la Sûreté à cette occasion. Mais elle a été traitée par le ministère de la Défense ».

Donc il est innocent des tortures qui étaient appliqués sur les comploteurs contre Bourguiba, puisque c’était sous la responsabilité du ministère de la défense, et que ces comploteurs étaient jugés devant un tribunal militaire, pas si sur…
Azedine Azzouz ( “L’Histoire ne pardonne pas ». Azzedine Azouz . Tunisie 1939-1969. ) relate dans les pages 223-224-225-226, les conditions dans lesquelles se passaient les interrogatoires qui se déroulaient Bel et bien dans les locaux du ministère de l’intérieur dirigé par Béji Caid Essebsi. Donc oui, ils étaient jugés par un tribunal militaire, mais les interrogatoires étaient au ministère de l’intérieur , dirigés par “SI” Beji en personne.
Des détails de ces interrogatoires ? un petit extrait de la page 224 :

« Je ne peux décrire ici ce lue j’ai entendu ce soir-là : tortures, supplices, cris inhumains, coups de cravache, étouffements à l’eau, brûlures à la cigarette et à l’électricité, supplice de la bouteille, etc. Je ne pouvais en croire mes oreilles et n’imaginer vivre en plein vingtième siècle, dans une Tunisie moderne et indépendante sous la présidence de Bourguiba. Un policier de stature colossale fit irruption dans la pièce où j’étais, une cravache à la main et tout en sueur à force de frapper les détenus. Me regardant, il me lança : « Estime-toi heureux de ne pas subir le même sort puisque tu es libre… »

Même les policiers qui assuraient le service de nuit arboraient un air dégoûté et grinçaient des dents. L’un Parmi eux, un vieux, remarqua : « C’est une honte, on a jamais vu ça même du temps du colonialisme français. »

Les mêmes pratiques de ZABA, encore une fois? même la fameuse bouteille dans l’anus date bien de l’ère de “SI” Beji, donc tout compte fait, ZABA n’a fait qu’utiliser l’héritage de “Si” Beji !!
continuons, mais d’un autre ongle, qui pourra nous éclairer sur ce qui se passe actuellement en Tunisie. Faut il rappeler la fascination de Bourguiba par les “Ben Ammar” ? Faut il rappeler la place de Monther, Neyla, Nabila et Tarek ben Monther Ben Ammar dans le palais de Carthage pendant l’âge d’or de Wassila?
En quoi c’est important dans le cadre de ce billet? la suite nous le dira..
continuons…
dans les années 70, une “alliance” autour de Wassila Ben Ammar, constituée de Hbib Achour, Mohamed Masmoudi, Taher belkhouja , Sadok Ben Jemaa, Hassen Belkhoudja, et “SI” Beji Kaid Sebssi, comme étant un front “tunisois” se concrétise. Les hommes de cette alliance, doivent beaucoup, si ce n’est pas tout a Wassila Ben Ammar.
Est il utile de rappeler que Wassila Ben Ammar était très influencée par son frère Mondher Ben Ammar, père de Tarek Ben Ammar, qu’il l’a même poussé a se réconcilier avec un ennemi juré qu’elle a nommé un jour: Mzali?
Donc , recollons les morceaux, “SI Beji” doit énormément a Wassila, qui était très influencée par son frère, un moyen de remercier? de dire qu’on est reconnaissant ? de “lammen chella” ? un petit coup de pouce au fils de Mondher peut etre? Tarek?
ça expliquerait peut être bien de “coïncidences” qui se sont passés après la nomination de “Si” Beji par un ami de longue date : Fouad Mbazaa, ou même avant sa nomination (l’énorme coup de pouce de Nesma TV pour sa nomination, Nesma TV dont un des grands actionnaires est Tarek ben Mondher Ben Ammar).
Ce premier ministre si gentil, qui n’a rien a voir avec les tortures, la répression, absolument rien a voir, ce premier ministre si angélique qu’on dirait tombé directement du ciel.
La Tunisie redeviens donc et encore un gâteau a deviser entre familles, ou la revanche des Ban Ammar sur les Trabelsi, faite par un si gentil Bourguibiste qui -et comme le montre ce billet- n’a rien a voir avec les pratiques ZABISTES (tirer sur les manifestants, tortures etc….)

… La suite viendra t-elle ??? 

Cette article m'a été proposé par une copine qui n'est pas Nahdhawiste mais une vraie patriote

Posted via email from tarlatif's posterous

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